vendredi 2 juillet 2010

#164 – En homophonie

Elle a ouvert la fenêtre, et ils sont là, dans la ruelle, à l’ombre du catalpa. Elle, sa robe blanche. Lui, censé travailler, rentrer tard, penché sur ses cheveux, qui chuchote des choses.


Allez, vas-y, à elle aussi dis-lui, « sens cette fleur, le parfum de notre amour » (il te l’a faite, celle-là, sous le même arbre et, l’honnêteté veut qu’on l’admette, ça pue, le catalpa, mais tu n’avais rien osé dire).


Elle cesse de l’aimer. Oui, tout de suite. Aujourd’hui. Sans cette histoire, elle aurait continué. Ou peut-être pas. Mais c’est ce qui est agréable, avec la colère. On définit les contours, on cisaille. On se libère du piège, renard qui se dévore la patte. Et on part en boitant.

2 commentaires:

EmmaBovary a dit…

J'aime beaucoup cette histoire de fin d'amour qui sent la renaissance (et ne pue pas le catalpa, elle!)

Annick Demouzon a dit…

Est-ce que, vraiment pue(nt)le(s) catalpa(s)?
Dans les histoires de Magali, il y a toujours une fleur, ou une herbe,on dirait,ou... un peu des deux, non?